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 La métrite ou pyomètre chez chatte ou chienne

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Ghislaine
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Date d'inscription : 30/04/2013
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MessageSujet: La métrite ou pyomètre chez chatte ou chienne   Lun 13 Mai 2013 - 7:27

En fonction des symptômes génitaux, on peut distinguer deux types de pyomètre : le pyomètre fermé et le pyomètre ouvert.
:Le pyomètre fermé : aucun écoulement vulvaire n'est observé. Bien souvent, dans ce cas, la distension abdominale est très importante. La palpation de l'utérus est alors difficile, on ne peut mêttre en évidence qu'une masse pâteuse occupant une grande partie de l'abdomen. Les symptômes généraux sont souvent graves.
Le pyomètre ouvert : l'importance des écoulements vulvaires intermittents ou permanents sont fonction de l'ouverture du col de l'utérus. La vulve qui est léchée fréquemment apparaît rouge et augmentée de taille. Son aspect est comparable à une vulve de chienne en chaleurs. Les caractéristiques du pus sont variables. Celui-ci peut être épais ou liquide, de couleur blanche, lie de vin, vert ou jaune. Les symptômes généraux sont souvent moins alarmants.
Le pyomêtre est une affection caractérisée par l'accumulation de pus dans l'utérus, dont l'apparition est étroitement liée au cycle sexuel de la chienne. Également appelée métrite post-oestrale, métrite purulente ou encore endométrite chronique, le pyomètre fait partie des maladies majeures de la chienne du fait de sa fréquence et de sa gravité. Comme elle est dfficile â guérir, l'eleveur doit surtout veiller â limiter les facteurs de risque.

Le pyomètre survient généralement trois à six semaines après la fin des chaleurs, au ours d'une période que l'on appelle le métoestrus, et principalement chez les animaux plutôt âgés. La fréquence maximale d'apparition est enregistrée entre six et huit ans. Il arrive également que le pyomètre soit la complication de certains traitements hormonaux telle l'administration de progestagènes dans un but contraceptif, pour supprimer les chaleurs ou les retarder, ou d'oestrogènes pour induire l'avortement.
L'animal atteint du pyomètre est abattu et l'appétit est nettement diminué. La chienne présente le plus souvent un syndrome polyuro-polydipsique, c'est-à-dire que l'on observe une augmentation de la miction (ou diurèse) et de la soif. L'abdomen peut être distendu, on parle alors de ventre de batracien, et l'animal répugne à se déplacer. Des vomissements et de la diarrhée peuvent également s'observer. En revanche, l'affection s'accompagne rarement d'hyperthermie.
L 'évolution de la maladie est très variable. Elle peut se faire, dans certains cas, sous forme aiguë et la mort peut survenir en quelques jours. Cette forme se rencontre généralement en début de métoestrus, c'est-à-dire peu de temps après la fin les chaleurs. Mais le plus souvent, ce sont les formes suraiguës et chroniques qui s'observent. Néanmoins, on assiste à des complications rénales avec installation d'un état d'insuffisance rénale. C'est la complication la plus grave à l'origine bien souvent de la mort de l'animal. Elle est malheureusement fréquente.

DES FACTEURS HORMONAUX PRÉPONDÉRANTS

L'apparition du pyomètre de la chienne est associée à plusieurs facteurs.
Les facteurs favorisant le développement du pyomètre sont essentiellement liés à l'espèce animale concernée, en l'occurrence, la chienne. Il s'agit principalement de la longueur et de la flexuosité de l'appareil génital - qui favorisent l'accumulation de liquides et rendent difficile la vidange du contenu utérin - et des sécrétions glandulaires qui, quand elles sont importantes lors du métoestrus, créent un milieu favorable à l'infection.
Les facteurs déterminants sont de deux ordres : les agents infectieux et les hormones. En ce qui concerne les agents infectieux, l'on constate que dans plus de 70 % des cas, il s'agit d'une entérobactérie, Escherichia coli. De plus, certains sérotypes sont dominants, ce qui semble indiquer qu'ils possèdent un tropisme particulier pour l'utérus. Les staphylocoques et streptocoques sont retrouvés dans moins de 15 % des cas. Mais, pour 10 % des ensemencements, aucun germe ne peut être mis en évidence. Si l'on ajoute à ceci que la reproduction expérimentale de l'infection par injection intra-utérine de culture bactérienne est impossible, on peut penser que le rôle des bactéries n'est que secondaire. Ce détail est important car il explique en partie la faible efficacité du traitement médical. Par contre, l'équilibre hormonal joue un rôle déterminant dans l'apparition du pyomètre.
Les oestrogènes provoquent une hypervascularisation, une croissance de la muqueuse utérine et un relâchement du col utérin. On constate fréquemment l'apparition de pyomètre à la suite d'avortement provoqué par l'administration d'oestrogènes chez une chienne. Différents arguments permettent de penser que c'est plutôt la progestérone qui conditionne l'évolution de cette affection :
- le pyomètre apparaît lors du métoestrus lorsque la progestérone est la plus élevée,
- la progestérone stimule l'activité sécrétoire des glandes de l'endomètre ainsi que leur prolifération,
- on constate que de nombreux cas de pyomètres sont consécutifs à l'administration répétée de progestatifs de synthèse, ceci dans le but de différer ou de supprimer l'oestrus.
En revanche, si l'on peut attribuer les lésions génitales du pyomètre à l'action de la progestérone, la progestéronomie ne semble pas être modifiée chez les chiennes atteintes de pyomètre par rapport aux valeurs observées à la même période du cycle sexuel chez des chiennes normales.
Ainsi, le pyomètre apparaît comme étant une infection utérine survenant à la suite d'une perturbation de l'équilibre hormonal de l'utérus pendant le métoestrus, particulièrement chez les chiennes âgées ou ayant subi des traitements hormonaux.
Contrairement aux idées reçues, l'origine du pyomètre chez la chienne n'est pas infectieuse mais essentiellement hormonale, ce qui en fait une particularité de cette espèce. La diversité des manifestations cliniques de cette affection à point de départ génital nécessite parfois la mise en oeuvre d'examens complémentaires, tels que la radiographie ou l'échographie, pour confirmer le diagnostic. De même, la réalisation d'un prélèvement sanguin s' avère généralement nécessaire pour vérifier l'absence de lésions rénales associées et préciser le pronostic. La meilleure prévention de l'apparition de cette affection grave et relativement fréquente chez la chienne est de limiter, voire proscrire, l'usa-ge des contraceptifs et d'envisager la stérilisation de la femelle qui n'est plus destinée à la reproduction.
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